Дмитрий Гутнов

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15 Сентябрь 2019, Воскресенье


Аннотация

Статья представляет собой публикацию одноименного доклада, сделанного на Международном семинаре «LesrussesenFrance 1814» (Сорбонна, Париж, 2014). В ней освещаются вопросы организации правопорядка и взаимодействия командования союзных русско-австро-прусских войск с местными властями в оккупированном Париже в 1814 г. В этой связи особое внимание уделяется биографии и деятельности русского генерала Ф.В.Остен-Сакена (1752-1837), исполнявшего обязанности генерал-губернатора Парижа в 1814 г.

Fabian Wilhelm von der Osten-Sacken – gouverneur général de Paris en 1814

Dmitry Gutnov

OstenSaken

Université Lomonossov de Moscou, Professeur

 

Le 31 mars 1814 à 2 heures du matin, après des négociations tendues, la capitulation de Paris à la coalition militaire russo-austro-prussienne fut signée. Ce même jour, de 

bon matin, M.F. Orlov, l'officier d’ordonnance de l'empereur Alexandre Ier signataire pour la coalition, se rendit avec une délégation des autorités parisiennes au quartier général principal des forces alliées. Cette délégation était composée du préfet de Paris et des maires des arrondissements. Alexandre Ier eut un court entretien avec ceux-ci dans le but de calmer les craintes et inquiétudes alimentées par la propagande napoléonienne au sein de la population parisienne. L'empereur, ayant déclaré se porter garant de Paris, assurait les Parisiens de la sécurité des biens et des personnes. On promit de laisser la gestion de la ville à la 

discrétion des autorités locales.

Le bombardement et l'assaut de la ville qui avaient commencés du fait de l'incoordination opérationnelle des alliés cessèrent. Le commandement allié fut alors tenu de résoudre très vite les questions liées à l’occupation d’une des villes les plus brillantes d'Europe et à l'organisation de la vie quotidienne.

Si ces questions relevaient formellement des commandements des trois empires alliés dans les faits les principales décisions étaient préparées et approuvées par le Quartier Général de l'empereur russe. Peu de temps avant les événements évoqués, durant la nuit du 29 au 30 mars, Alexandre Ier et son ministre des affaires étrangères Karl Robert von Nesselrode avaient rédigée une adresse aux habitants de Paris qui expose parfaitement les intentions politiques générales du monarque russe. Alexandre Ier y déclarait ne pas faire la guerre au peuple français, mais combattre Napoléon, et souhaiter sincèrement, de concert avec les empereurs de la Prusse et d'Autriche-Hongrie, l’établissement d’une autorité supérieure en France, avec laquelle les autres États de l'Europe puissent coexister dans la paix et la concorde.

Le lendemain matin lesforces alliées entraientàParis en défilant. Pendant ce temps, une déclaration officielle des pouvoirs municipaux annonçait aux Parisiens la capitulation en raison de la «supériorité des forces de l'adversaire». Les échos de l'accueil bienveillant réservé par Alexandre Ier aux représentants de la municipalité et des les garanties données par lui quand à la sécurité des Parisiens faites par lui commencèrent à se répandre à travers la ville. Ceci explique que beaucoup de badauds se portèrent à la rencontre des troupes d'occupation qui entraient dans Paris.

Nombre de Parisiens s’attendaient à une répression immédiate et redoutaient la vengeance des Russes pour l'incendie et le pillage de Moscou. Cependant la conduite disciplinée des troupes qui entrèrent à Paris contribua dissiper cette peur.

Selon le plan initial, Alexandre Ier devait loger au le Palais de l’Élysée, mais suite à des rumeurs selon lesquelles celui-ci était miné, l’empereur accepta l’aimable invitation de Talleyrand à séjourner chez lui. Là furent pris les premiers ordres relatifs à l'organisation de la coopération entres les autorités d'occupation et les pouvoirs locaux et faites les premières nominations. En générale, les tâches les plus importantes des autorités d'occupation de Paris étaient:

- d’assurer le maintien de l'ordre et de n’admettre aucun conflit entre les troupes et la population locale ;

- de n’admettre ni la maraude ni aucune forme de pillage, de réquisition illégale ou d'atteinte aux biens ;

- d’assurer l’approvisionnement des troupes d'occupation en aliments et en fourrage, et, en cas d’impossibilité, de percevoir de l’argent en compensation;

- d’assurer l’hébergement en la ville des troupes en grand nombre et de leur offrir des conditions élémentaires pendant leur séjour.

Aux termes des accords préalables entre alliés relatifs à la coordination des actions des troupes d'occupation dans la capitale française qui remontaient à la signature du Traité de Chaumont le 1 mars 1814 furent institués trois postes de commandants militaires, un par armée alliée. Commandant pour l'armée prussienne - A.F.F. von der Goltz, pour l’armée autrichienne – P.M.O. Picot de Peccaduc,Baron von Herzogenberg. Le commandement russe fut confié à Louis-Victor-Léon de Rochechouart (1788-1858), l'émigré français au service de la Russie et homme de confiance d'Alexandre Ier. En poste jusqu'au 15 mai 1814 il contribua pour beaucoup à la formation d’unités militaires fidèles à Louis XVIII à partir des contingents de la garde nationale et des troupes napoléoniennes.

Mais c’est le gouverneur général de Paris qui devait devenir la figure la plus importante de l'administration militaire alliée. Au nombre de ses obligations était la coordination des actions du commandement supérieur militaire, des commandements militaires et des autorités locales. Du fait de ce rôle clé, les alliés se disputèrent ce poste. Autrichiens et et Prussiens souhaitaient y voir un de leur représentant. Plusieurs noms de chefs militaires furent avancés. Cependant, c’est le général russe, d'origine allemande, Fabian Wilhelm von der Osten-Sacken (1752-1837) qui est devint gouverneur général.

Descendant d’Allemands de la Baltique, Fabian Wilhelm von der Osten-Sacken dès l’âge de 14 ans fut inscrit comme enseigne dans le régiment de mousquetaires Koporsky, et dès 1767 il a participa aux hostilités entre l'armée russe et l'empire Osman, puis lors des campagnes de 1768-1774 et de 1787-1791. Sous Paul Ier, il participa à la marche vers la Suisse de Souvorov. Il fut blessé, fait prisonnier, et libéré en 1801. Il participa à la guerre de IVe coalition contre la France. Il prit part à la bataille d'Eylau.

Lors de la guerre de 1812, Fabian Wilhelm von der Osten-Sacken avait titre de lieutenant général en qualité de commandant du corps de la Troisième armée russe. Cette armée était sous le commandement du général Alexandre Tormassov et avait pour objectif de protéger, sans engager le combat, le sud la Russie des troupes françaises lancées à l’attaque.

Fabian Wilhelm von der Osten-Sacken participa énergiquement aux hostilités pendant la campagne étrangère de l'armée russe de 1813-1814. Commandant d’un corps d’armée au sein de l'armée Silésienne il pris part à la bataille de la Katzbach. Après la Bataille des Nations près de Leipzig il fut décoré pour courage l'héroïsme de l'ordre impérial et militaire de Saint-Georges de 2è classe. Pour les batailles de Brienne-le-Château et de La Rothière, il fut décoré de l'Ordre impérial de Saint-André Apôtre le premier nommé.

Commandant les troupes russes en étroite collaboration avec les armées alliées, Osten-Sacken avait gagné une grande autorité parmi les chefs d'armée autrichiens et prussiens, aidé en cela par sa brillante connaissance de plusieures langues européennes. En bref, sa candidature s’avéra un compromis acceptable pour toutes les parties intéressées.

Pour diverses raisons, les documents relatifs à l'activité de Fabian Wilhelm von der Osten-Sacken au poste du gouverneur général de Paris ne sont pas conservés dans les archives russes. Il faut les chercher aujourd’hui parmi les documents diplomatiques reflétant les efforts des diplomates russes et européens pour la préparation du Traité de Paris. Son activité est mentionnée dans la correspondance d'Alexandre Ier avec de nombreux destinataires durant la période avril-mai 1814, qui se trouve aux Archives de la Politique étrangère de l'Empire Russe et aux Archives des Actes Anciens. On trouve encore quelques témoignages dans son fonds d'archives personnelles conservé aux les Archives militaires et historiques Russes. L’activité de Fabian Wilhelm von der Osten-Sacken est évoquée dans de très nombreux souvenirs de témoins oculaires russes et étrangers, ce qui permet aussi de d’apprécier l’action qui fut la sienne à ce poste.

Donc, l’affectation de Fabian Wilhelm von der Osten-Sacken au poste du gouverneur général de Paris eut lieu le 1 avril 1814. D’après les nombreuses publications commémoratives parues en 1912-1914 et consacrées à divers régiments russes de la garde et de l'armée qui participèrent aux campagnes de 1812-1814, le nouveau gouverneur général devait en premier lieu assurer la prévention des pillages et des maraudes. Les faits des pillages avaient eu lieu jusqu’à la signature officielle de la capitulation de Paris, ils concernaient pour l'essentiel des débits de boissons, des réserves et des tavernes. Les vainqueurs avaient commencé à célébrer la victoire avant la signature de la paix. On trouve aussi des témoignages su ces ripailles spontanées, avec de grands crus français trouvés on ne sait où, dans les souvenirs de russes et de participants étrangers à l'assaut de Paris.

Pour prévenir des cas semblables, les alliés ont décidèrent que les troupes les plus disciplinées seraient installées dans les murs de la ville. Dans le cas de l'armée russe c’étaient des troupes de la garde impériale. Ils s'installèrent dans les casernes laissées par l'armée napoléonienne, à l'exception du premier bataillon du régiment Préobrajensky qui bivouaquait devant le palais de Talleyrand, rue Saint-Florentin, et protégeait Alexandre Ier.

Les sections de l'armée, les cosaques, et les formations irrégulières (Kalmouks, Bachkirs, etc) s'installèrent dans les banlieues ou en dehors de Paris, en général, dans les camps de campagne. Le caractère pittoresque de ces bivouacs attirait un grand nombre de spectateurs, ce qui fit l’objet de nombreuses descriptions. Il était strictement interdit aux soldats de quitter leur régiment sans officiers.

On autorisa les officiers à se loger chez les Parisiens. Leur placement était à la charge des autorités parisiennes. Mais tous les Parisiens n’étaient pas contents de ces locataires. Il se produisit beaucoup d’épisodes curieux. Par exemple, un chef cosaque, Platov, qu’on avait installé dans une respectable famille française avec un petit enfant fut le plus sérieusement du monde prié par la maîtresse de maison de ne pas dévorer son petit fils car il était encore petit. Cet épisode marqua Platov au point qu’il le mentionne dans ses souvenirs[1].

Les archives des régiments contiennent des ordres de punitions cruelles, allant jusqu'au peloton d’exécution, pour les moindres cas de vol et de pillage à Paris. Mais le commandement russe trouvait cela insuffisant. Pour priver les simples soldats des tentations de la vie parisienne, on prit dans certains régiments la décision de ne plus verser de solde. À vrai dire, cette pratique connaissait des exceptions. Ainsi, bien que le maintien de l'ordre à Paris soit resté aux mains de la garde Nationale et des autorités locales de police, le commandant de Paris et les commandements de la garde Nationale formèrent des patrouilles communes pour la prévention des conflits entre les militaires des troupes d'occupation et la population parisienne. Les soldats des armées alliées qui allaient ainsi en ville recevaient quelque argent.

Comme on peut juger des papiers personnels de Fabian Wilhelm von der Osten-Sacken, les intendants prussiens donnaient plus d'argent à leurs soldats, que les russes et les autrichiens. Les Prussiens donc invitaient plus souvent leurs collègues de patrouille à sécher un verre, pour commencer, à la fin du service. De telles veillées commencées paisiblement se terminaient souvent en bagarres. En outre les Russes battaient souvent les Prussiens et les Autrichiens.

Beaucoup de soldats et officiers français étaient encore à Paris. Jusqu’à la signature par Napoléon de son abdication c’était en majorité des blessés, certains immobilisés à l’hopital, qui n’avaient pu quitter la ville avec leurs régiments. Par ordre spécial, Fabian Wilhelm von der Osten-Sacken garantissait leur sécurité comme il l’avait annoncé lors de sa visite de quelques hôpitaux parisiens. A la mi-avril la situation s’aggrava quand les officiers français démobilisés affluèrent à Paris. Des conflits apparurent et même des bagarres à l’occasion. On ne sait pourquoi, elles mettaient principalement aux prises Français, Prussiens et Autrichiens. Les officiers français évitaient les Russes. Comme ces bagarres devenaient une sorte d'ordinaire, Osten-Sacken ordonna que les officiers alliés ne se trouvent à Paris que pour des fait de service, les autres devaient rester cantonner. Le Gouvernement provisoire de la France fixé après l’abdication de Napoléon prit des mesures analogues.

Je ne m'arrêterai pas sur les gai passe-temps où les officiers de l'armée russe se plongèrent à Paris. Il a déjà été beaucoup dit et écrit à ce propos. Les officiers avaient de l’argent et ne connaissaient pas la faim. L'approvisionnement des armées d'occupation devait être réalisé par les pouvoirs français grâce à des moyens spécialement alloués. Autant qu’on puisse en juger, cet argent était d’origine anglaise et, dans les premiers temps, alors que le mécanisme de virement n'était pas opérationnel, les troupes éprouvèrent des difficultés pour l’approvisionnement en nourriture et en fourrage. Les fournisseurs français refusaient de livrer des marchandises en échange de reçus et récépissés alliés ce qui contribuait à l'apparition des marchés sauvages à côté des lieux de cantonnement des troupes. Sur de tels marchés, les soldats achetaient ou troquaient avec les marchands des produits alimentaires. Ces contacts étaient souvent l’occasion d’incidents assez ridicules. Ainsi, S. Maevsky se rappelle : «Le matin notre camp était rempli de Parisiens, de Parisiennes en particulier, qui venaient vendre de la nourriture et de « la vodka à boire la goutte » (en français dans le texte). Et nos soldats ont bientôt nommèrent la vodka  «berrelagoutte », en croyant que ce mot signifiait tord-boyaux en français[2]»

Blagues mises à part, un approvisionnement aussi mauvais faisait murmurer, ce qui vint aux oreilles d'Alexandre Ier, qui, pendant sa visite au théâtre, le deuxième jour de son séjour à Paris, fit venir les représentants des mairies et leur garantit que les livraisons à crédit de nourriture et de fourrage seraient absolument couvertes. Mais si ces livraisons n’étaient pas assurées, il refusait d'assumer la responsabilité des désordres éventuels occasionnés pas la troupe. Suite à cette conversation bien connue l'approvisionnement des camps de campagne s’améliora considérablement.

Pour finir, les différences des mœurs des citadins parisiens et des troupes d’occupation, et leurs différences culturelles en général, occupèrent Osten-Sacken pendant sa mission, car, sans que cela provoqua des conflits, il en résultait des malentendus. Ainsi, la présence des troupes dans les camps de campagne sur une longue durée supposait un équipement en toilettes et bains. Comme on le sait bien d’après des souvenirs et de nombreuses recensions dans la presse, les cosaques furent d’abord cantonnés dans le bois de Boulogne où ils lavaient leurs chevaux dans la Seine, et s’y lavaient eux-mêmes. Ce spectacle attirait invariablement une masse de badauds. Mais quand, en bord de Seine, apparurent des bains russes construits avec les arbres du bois Boulogne fraichement coupés, le nombre des spectateurs s’accrut. Le spectacle des cosaques nus dans un bain de vapeur qui se jetaient avec des cris à la Seine ne choqua pas les sentiments des Parisiens qui regardant cela comme une attraction ethnographique, mais troubla les autorités parisiennes. Fabian Wilhelm von der Osten-Sacken et le commandant Rochechouart donnèrent ordre de déplacer les bains dans les profondeurs du Bois et d’utiliser à cette fin bassins mieux dissimulés.

Le court séjour à Paris des officiers russes ne leur laissa pas le temps de faire de grandes dettes auprès des usuriers locaux. Les dettes existantes furent remboursées avec les sommes allouées à la liquidation du commandement russe et du quartier général de l'armée russe à Paris. Il est à noter que lors de la deuxième occupation de Paris, quand le corps d’observation russe se trouva en France jusqu'à 1819, son commandant M.S.Vorontsov, suite à l'ordre de rapatriement en Russie, dut engager le plus gros de sa fortune personnelle pour couvrir les dettes des officiers russes auprès des usuriers, banquiers locaux, institutions interlopes, etc.

À la finmai1814, lepouvoir des troupes d'occupation étant transféré à l'administration deLouisXVIII,Fabian Wilhelm von der Osten-Sackense joignit aux troupes russesqui quittaient la France. Pour son départ, les autorités parisiennes,rendirent un grand hommage au gouverneur général de Paris. Ce dont témoignent la remise d’un diplôme spécial et de cadeaux de prix– une garniture consistant en une carabine, deuxpistoletset une épée d'or,incrustée de diamants portant l’inscription «la Ville de Paris au général Sacken». Aujourd’hui, ces objets rares se trouvent au Musée Historique d'État. En 1817 fut publiée la correspondance d'adieu de Fabian Wilhelm von der Osten-Sacken avec des responsables parisiens et des représentants de diverses institutions de la capitale. Elle témoigne de la haute autorité du général et du respect qu’il avait gagné auprès des pouvoirs français en étant à son poste[3].

Le 31 mai1814, ayant transmis ses responsabilités à laGarde Nationale, Fabian Wilhelm von der Osten-Sackenpartit en Russie à la suite de l’armée. Cependant,du fait du retour de Napoléon, il dut revenir à Paris. Il participa à la deuxièmecampagne de l'armée russeàParisen1815,comme commandant du3-èmecorps d'infanterie deVarsovie,quifaisait partie de l'armée de Barclay de Tolly. Fabian Wilhelm von der Osten-Sacken en termina avec la guerre en Europe en 1818.


[1]Donskoie kazachestvo v Otechestvennoi voine 1812 goda I zagranichnyh pohodah russkoi armii 1813-1814. Sbornik dokumentov. [Les cosaques du Don dans la guerre Patriotique de 1812, et à l'étranger les campagnes de l'armée russe 1813 – 1814. Recueil de documents]. Rostov-Don, 2012, p. 78.

[2]S. Maevsky Moi vek ili istoria generala Maevskogo 1779-1848.[Mon âge ou l'histoire d'un général Maevsky 1779-1848], Russkaya starina, №9, Vol.8, 1873, p.294

[3]Proschalnaya perepiska barona Sakena, byvšego general-gubernatora Parija v 1814 godu s chinovnikami I prisutstvennymi mestami sei stolicy [Correspondance d’adieu d'un ancien general-gouverneur de Paris en 1814, le baron Osten-Sacken avec des représentants du gouvernement et bureaus du povoir public de cette capitale], Syn Otechestva. Vol.3, 1817, p. 68-209.